Annecy Marathon: et si c’était la plus belle course de France ?

Il y a des villes qu’on visite. Et il y a des villes qu’on court.

Annecy fait clairement partie de la deuxième catégorie. Pas seulement parce qu’elle est belle (même si elle l’est, incontestablement), mais parce qu’elle possède quelque chose de plus rare : une capacité à rendre le mouvement naturel, évident, presque inévitable.

Pendant trois jours, Cléo a arpenté ses rues, ses sentiers, ses quais et les bords de son lac pour comprendre pourquoi, chaque année, des milliers de coureurs font le déplacement pour le Brooks Marathon du Lac d’Annecy.

Alors, Annecy est-elle la plus belle ville de France pour un coureur ?

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Annecy, ville de sport

La première chose qui frappe en arrivant à Annecy, c'est le mouvement. Permanent. À toute heure.

Le matin, avant même que les cafés ouvrent, les bords du lac sont déjà occupés. Des groupes qui courent, des vélos. Le soir, rebelote. Entre les deux, les montagnes qui encadrent la ville semblent repeuplées en permanence de silhouettes qui grimpent, descendent, traversent.

Valentine, annécienne depuis plusieurs années et coureuse locale, résume ce que beaucoup d'habitants expriment : "Quand tu arrives à Annecy, ça te donne le goût du sport outdoor."

Ce n'est pas un effet de communication. C'est une réalité géographique et culturelle. En quinze minutes depuis le centre-ville, on peut être sur les sentiers du Semnoz. En vingt, dans le massif du Verrier. Et entre les deux, il y a le lac turquoise, constant, qui donne à chaque sortie matinale l'impression d'être un privilège.

"Tu fermes ton ordinateur à 18h30, tu descends au lac, et tu as l'impression d'être en vacances", dit-on souvent ici.

“À la recherche de la plus belle course de France” x dltdc

Le marathon, l'événement et l'ambiance qu'on n'attendait pas

Le week-end du Brooks Marathon du Lac d'Annecy transforme la ville.

Les dossards colonisent les terrasses, on croise des élites et des groupes de collègues qui courent leur premier dossard. Des amis venus de Lyon ou de Paris pour le week-end. Des locaux qui font ça chaque année parce que c'est devenu un rituel.

Ce mélange-là est rare dans les grandes courses françaises. Il y a quelque chose d'extrêmement accessible dans l'atmosphère, presque familial.

Sur le parcours du 10 km, la difficulté n'est pas physique. Elle est mentale. Le soleil qui se lève sur les montagnes, les orchestres, les encouragements entre les arbres, le lac à portée de regard, tout conspire à faire oublier le chrono.

"Il y avait des orchestres, énormément de monde, une ambiance incroyable", témoigne Cléo à l'arrivée.

Une course qui ne ressemble pas totalement à une course. C'est peut-être le plus beau compliment qu'on puisse faire.

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Jean Sulpice pour une cuisine de montagne

Le moment le plus inattendu du week-end n'a pas lieu pendant la course.

Il a lieu à Talloires, au bord du lac, à l'Auberge du Père Bise. En face de Jean Sulpice, chef doublement étoilé Michelin, étoile verte pour la gastronomie durable, et coureur lui-même dont la cuisine raconte ce territoire comme peu d'autres savent le faire.

Entre une conversation sur les producteurs locaux, les pêcheurs du lac, les herboristes des Alpes, il glisse une phrase qui résume l'esprit d'Annecy mieux que n'importe quel guide touristique :"Il faut nourrir l'envie."

Dans une époque où le sport devient parfois obsessionnel, Annecy rappelle qu'on peut aussi courir simplement pour se sentir vivant. Que le meilleur ravitaillement, c'est parfois un repas qu'on ne méritait pas encore.

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Alors, la plus belle course de France ?

Annecy réussit quelque chose que peu de villes savent faire : mélanger sport, nature, lifestyle et gastronomie sans jamais donner l'impression d'en faire trop. Sans que l'un écrase l'autre.

La course est belle, la ville est plus belle encore.

Et peut-être que c'est ça, finalement, une belle course, pas seulement un parcours. Mais un endroit entier qui donne envie d'y revenir.


Annecy, À la recherche de la plus belle course de France

 

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