ENTRAÎNEMENT
ENTRAÎNEMENT
L’entraînement en course à pied, qu’il concerne la route, le trail ou la piste est la clef de votre progression et la source de vos plus belles rÉussites en compétition.
La date officielle du premier ASICS Marathon de Paris organisé par Cadence Running United est sortie : le 4 avril 2027.
Maxime Sauvage, adjoint au maire de Paris chargé du sport, des équipements sportifs et de l’égalité d’accès au sport, nous a expliqué ce qu’il attendait de cette nouvelle édition.
Pour lui, le marathon doit changer de dimension : plus inclusif, plus féminin et, surtout, davantage ancré dans la vie parisienne.
Depuis le printemps, une question tournait dans la tête des coureurs : qu'allait devenir le Marathon de Paris entre les mains de Cadence, ce nouvel organisateur que personne n'attendait ?
Ce matin, le nouvel organisateur a dévoilé les premières grandes décisions qui façonneront le Semi et le Marathon de Paris 2027.
Chacune paraît anodine. Mias prise ensemble, elles donnent le ton de ce que sera le Marathon de Paris nouvelle version.
Décryptage.
Elle n’a pas remporté une course de l’UTMB, mais à son passage sur la dernière ligne droite mythique, devant l'église de Chamonix, le public criait son nom.
C’est son pseudonyme sur les réseaux sociaux. Un sourire, beaucoup d’énergie, des kilomètres accumulés, des défis relevés et, surtout, une envie contagieuse de courir.
Dans la vraie vie, c’est Joséphine Bayle, une jeune femme qui a longtemps cherché sa place, jusqu’à comprendre que la course à pied pouvait l’aider à la trouver.
Selon nos informations, le coût d’un partenariat sur le nouveau Marathon de Paris aurait augmenté de 30 à 200 % selon les catégories. Une fourchette suffisamment importante pour redistribuer les cartes entre les partenaires capables de suivre et ceux qui commencent sérieusement à sortir la calculatrice.
Car derrière le changement d’organisateur du Marathon de Paris se joue quelque chose de plus profond: une tentative de redéfinir la valeur commerciale de l’un des plus gros événements running d’Europe.
Décryptage.
Derrière un ultra, il n’y a jamais vraiment qu’une seule personne qui court.
Il y a aussi celles et ceux qui attendent, organisent, rassurent, suivent un point GPS au milieu de la nuit et apprennent à vivre avec le rêve de l’autre.
L’UTMB 2026 restera comme une édition complètement hors normes.
Ben Dhiman sous les 19 heures, Baptiste Chassagne et Caleb Olson au coude-à-coude, dix hommes sous les 20 heures, Blandine L’Hirondel qui s’impose chez les femmes. Sportivement, le niveau n’a probablement jamais semblé aussi élevé.
Théo Detienne avait construit toute son année autour d’un objectif : l’UTMB.
Nouvel encadrement, data, pacing, nutrition, durabilité… tout avait été pensé pour franchir un cap. Mais après Courmayeur, des problèmes digestifs viennent bouleverser sa course.
L’UTMB 2026 restera comme une édition complètement hors normes.
Ben Dhiman sous les 19 heures, Baptiste Chassagne et Caleb Olson au coude-à-coude, dix hommes sous les 20 heures, Blandine L’Hirondel qui s’impose chez les femmes. Sportivement, le niveau n’a probablement jamais semblé aussi élevé.
Et si la meilleure façon de découvrir Bandol était de la traverser en courant ?
À l'occasion de la Bandol Classique, Cléo est partie explorer cette petite ville du Var, entre port, collines et vignobles.
Plus qu'une simple course, c'est une destination running qui se dévoile, portée par une ambiance et un art de vivre qui donnent envie de revenir.
Alors, Bandol est-elle la plus belle ville de France pour un coureur ?
Lorsqu’on veut être performant dans le sport, nous avons souvent ce même réflexe : chercher ce qui pourrait nous faire gagner un peu plus. Une nouvelle méthode d'entraînement, une paire de chaussures plus performante, l’ingrédient miracle ou encore la séance de plus.
Comme si la progression dépendait toujours de ce que l'on ajoute.
Pendant longtemps, la nutrition sportive n'avait qu'une mission : apporter de l'énergie, le goût passant au second plan. Aujourd'hui, sur les ultras, le plaisir de manger est devenu un facteur de performance à part entière, une évolution qui explique aussi pourquoi Andros s'est lancé dans la nutrition sportive et s'est entouré d'athlètes de haut-niveau comme Germain Grangier.
À première vue, l'histoire paraît simple. Après 28 ans d'organisation par ASO, une marque de running succède à un énergéticien à la tête de la plus grande course de France.
Mais en réalité, cette annonce est l'aboutissement d'une bataille aussi rapide qu'inattendue, qui s'est jouée en quelques semaines dans les coulisses de l'industrie du running.
Nous avons rencontré Eddy Ferhi, directeur marketing d'ASICS France. Au fil de notre échange, une évidence s'impose : derrière ce changement de partenaire se joue bien plus qu'un simple contrat de naming. C'est une nouvelle vision du Marathon de Paris qui est en train de s'écrire.
Car au fond, le sujet n'est pas seulement ASICS, ni même le Marathon de Paris. Il est ailleurs : à quoi doit servir un grand marathon en 2026 ?
Décryptage.
En annonçant son partenariat avec l'UTMB World Series, la maison horlogère suisse Tudor est devenue l'une des premières grandes marques de luxe à s'engager durablement dans le trail.
À première vue, le rapprochement surprend. Personne ne choisi une montre mécanique pour courir un ultra
Mais l'enjeu dépasse largement la vente d'une montre.
L'arrivée de Tudor raconte peut-être une transformation plus profonde : le trail est devenu un territoire d'image suffisamment puissant pour attirer des industries qui, jusqu'ici, regardaient ailleurs.
Décryptage
Dans le trail, on évoque souvent la performance, le résultat comme objectif ultime. On imagine des sommets à conquérir.
Le champ lexical tourne d’ailleurs souvent autour des mêmes verbes : gravir, repousser, dépasser.
Il suffit pourtant d'écouter celles et ceux qui la côtoient de près pour comprendre qu’elle leur inspire une narration bien différente.
Pourquoi certains athlètes se subliment le Jour-J et d'autres passent à côté
Tout le monde connaît cette sensation. Pendant des semaines, tout semble indiquer que l'objectif est à portée de main. Puis arrive la compétition et la performance n'est pas au rendez-vous.
On appelle souvent ça "le mental".
Une explication pratique, mais qui cache en réalité des mécanismes beaucoup plus profonds.
Quand on pense à la Spartan Race, on imagine souvent une course réservée aux athlètes les plus puissants : de la boue, des murs à franchir et des obstacles où seuls les plus musclés auraient leur chance.
Pourtant, la réalité est tout autre.
Aux Championnats du monde Spartan Ultra, c'est un ancien spécialiste du cross-country et du trail qui s'est imposé.
Un paradoxe qui en dit long sur cette discipline, bien plus proche d'un sport d'endurance complet que d'un simple parcours du combattant.
Récit d’un weekend hors normes au coeur de Morzine .
Cette année, ils étaient des dizaines de milliers à vouloir un dossard sur l’une des courses du marathon du Mont-Blanc. Pourtant, il ne seront que 10 000 au départ.
Le Marathon du Mont-Blanc aurait pu grandir, multiplier les distances, courir après les records de participation comme tant d'autres.
Il a choisi l'inverse et c'est précisément ce refus qui, près d'un demi-siècle après le premier Cross, continue d'attirer les meilleurs coureurs du monde à Chamonix.
Récit d’un weekend hors normes au coeur de Chamonix .
Pendant 9h37, Louison Coiffet a livré l'une des courses les plus intenses de sa carrière. Derrière cette victoire sur le 90 km du Mont-Blanc se cachent pourtant des choix, des doutes et un moment où tout a failli basculer.
24H après son arrivée, il nous a raconté sa course, de l'intérieur.
Obernai possède quelque chose de rare : une petite ville de douze mille habitants qui vit, respire et se retrouve autour du sport.
Pendant 3 jours, Cléo a parcouru ses ruelles, ses vignes et ses sentiers vosgiens pour comprendre pourquoi, chaque année, des coureurs du monde entier convergent vers le Trail Alsace by UTMB.
Alors, Obernai est-elle la plus belle ville de France pour un coureur ?
Réponse ici.
"J'adore avoir couru."
Quand Ben Mazué prononce cette phrase dans le podcast, il y a un petit silence.
Parce que ça vient cogner contre une idée qu'on ne questionne presque jamais dans le running : si tu cours régulièrement, c'est que tu aimes courir.
Et si c'était plus compliqué que ça ?
Il y a quelques années encore, terminer un marathon suffisait à susciter l'admiration.
Aujourd'hui, on entend des phrases comme : "J'ai fait un marathon, mais tranquille.", "c'était qu'un semi.” ou encore "mon chrono n'est pas incroyable."
Comme si courir 42,195 km ou un Trail était devenu une formalité.
Et cette évolution raconte quelque chose de plus profond que le simple succès du running.
Vainqueur de la MaXi-Race 2026 après un duel intense avec Théo Détienne, Hugo Deck n'a pas seulement remporté l'une des courses Française les plus relevées du début de saison.
À Annecy, le Français a surtout donné l'impression d'avoir franchi un cap. Derrière cette victoire se cache une préparation minutieuse, une stratégie parfaitement exécutée et une nouvelle maturité dans son approche de la performance.
Pour approfondir le sujet, nous avons reçu Hugo Deck dans le podcast Dans la Tête d'un Coureur.
Un nouveau parcours, un duel très attendu, une démonstration chez les femmes et des performances de très haut niveau. À trois mois de l’UTMB, la MaXi-Race 2026 a livré bien plus qu’un simple classement. Elle a offert un premier aperçu des forces en présence avant les grands rendez-vous de l’été.
En course à pied, on parle beaucoup de VO₂max, de seuil, de charge d'entraînement. Beaucoup moins de ce qui pilote tout ça : le cerveau.
Parce qu'en course, ce n'est pas seulement votre capacité physique qui limite votre performance, c'est la manière dont votre cerveau perçoit, régule et tolère l'effort.
Une régulation qui repose sur un équilibre sensible, que l'on perturbe souvent sans s'en rendre compte par un simple déficit hydrique. Parfois si faible qu'il passe inaperçu, mais suffisant pour altérer la lucidité et la perception de l'effort.
Et si le trail était aussi une manière de mieux habiter le monde ?
Blandine L’Hirondel nous partage sa vision d’une pratique plus consciente de la course en nature, où performance et respect du vivant peuvent cohabiter.
À 26 ans, Hugo Deck ne ressemble pas vraiment à l'image qu'on se fait d'un ultra-trailer.
Il rêve autant de longues journées en montagne avec ses potes que de gagner une grande course.
Et surtout, il assume quelque chose qui dérange encore un peu dans le trail français : vouloir performer très jeune sur ultra-distance.
Parce qu'Hugo fait partie d'une génération qui n'attend plus "le bon âge" pour aller sur long.
Une génération qui a grandi avec YouTube, Strava, les podcasts, et un accès permanent à l'information.
Et ça change beaucoup de choses.
On pense souvent que le sport est une solution. Un moyen de se dépasser, de se canaliser, d’aller mieux.
Mais parfois, ce qu’on prend pour une solution
peut aussi devenir une fuite.
Parce qu’au fond, le sport peut nous rapprocher de nous-mêmes mais aussi nous en éloigner.
Jean-Baptiste en a fait l’expérience.
Lui, c’était un étudiant comme il en existe des millions.
Entouré, Avec une vie simple.
Puis, à un moment, tout commence à se fissurer.
Et peu à peu, le sport prend une place différente.
Plus intense, Plus nécessaire. Presque indispensable.
Mais derrière cette quête de progression, est-ce qu’on se reconstruit vraiment ? Ou est-ce qu’on apprend simplement à fuir autrement ?
Pendant des années, le running a vécu avec une certitude : pour progresser, il fallait courir lentement la majorité du temps.
Aujourd'hui, de plus en plus de créateurs affirment l'inverse.
L'endurance fondamentale serait surtout utile aux élites. Les amateurs, eux, gagneraient davantage à courir plus vite.
L'idée est séduisante, mais est-elle vraie ? Décryptage.