Arc’teryx à Chamonix : quand la performance commence par le lâcher-prise

Pendant une semaine à la fin du mois d’août, Chamonix devient le point de convergence du trail mondial. Les coureurs affluent dans la vallée, les marques investissent les rues et les magasins, et toute une communauté se rassemble autour d’une même passion.

Pour Arc’teryx, cette semaine constitue un rendez-vous à part. La marque canadienne, historiquement ancrée dans l’univers de la montagne, y déploie un dispositif pensé moins comme une simple présence commerciale que comme un véritable espace dédié à sa définition du trail-running.

Sa boutique de Chamonix devient ainsi un lieu de rencontre où se mêlent des rencontres avec les athlètes, des défis Strava, des projections, et la découverte d’une édition limitée de sa Sylan 2.

Mais derrière cette programmation, Arc’teryx cherche aussi à raconter une certaine vision de la performance. Une vision qui tient en un mot : le flow.

Créer les conditions pour courir librement

Le flow est un état que beaucoup de coureurs connaissent sans forcément parvenir à le définir.

C’est ce moment où l’on cesse de penser à chaque geste. Où les appuis s’enchaînent naturellement. Où l’on détache son regard de sa montre, où l’on ne se

demande plus si l’on court à la bonne allure. Le corps semble savoir quoi faire avant même que la tête ait eu le temps de l’analyser.

Cette année, l’athlète Arc’teryx qui en a probablement été le plus bel exemple est Jazmine Lowther. Pour sa première participation sur l’épreuve reine de Chamonix, elle signe une cinquième place en 23 h 21 min 55 s. Partie plus loin dans la course, elle a su gérer de manière très stratégique pour finalement être l’autrice d’une remontée spectaculaire. Jazmine Lowther raconte être performante justement quand son esprit est apaisé, qu’elle cesse d’avoir « des choses auxquelles penser ». C’est alors qu’elle parvient à se retrouver « in the zone », avec une course qui devient plus rapide et plus facile.

Préparer pour ne plus avoir à penser

Pour atteindre cette aisance du mouvement, la préparation en amont sert justement à libérer l’esprit.

Mais l’anticipation ne doit pas devenir une contrainte le jour de la course. Car à force de vouloir que tout se passe comme prévu, on peut finalement passer davantage de temps à analyser qu’à courir.

Pour l’athlète Emma Cook-Clarke, la préparation doit donc servir à autre chose : faire disparaître certaines questions une fois la course lancée.

Connaître le terrain. Connaître son corps. Faire confiance à son équipement.

Puis accepter que la réalité ne corresponde jamais complètement au scénario imaginé.

Le terrain change. Les sensations évoluent. La course prend sa propre direction.

« On passe énormément de temps à essayer de tout maîtriser pour être performant. Mais parfois, donner le meilleur de soi commence justement au moment où l’on accepte de ne plus tout contrôler. », explique-t-elle.

Car la montagne ne se contrôle jamais complètement.

Gagner en confiance

Lorsqu’on se crispe dans une descente, on freine. On regarde ses pieds. On se focalise sur chaque pierre, chaque racine, chaque appui. Et c’est paradoxalement à ce moment-là que l’on peut perdre le plus de contrôle.

L’athlète Martin Kern est reconnu comme l’un des meilleurs descendeurs du circuit. Avec l’expérience, il a appris à lire la montagne. Plutôt que de regarder chaque obstacle, il cherche une ligne.

Ce changement de regard modifie tout. La descente n’est plus une succession de difficultés à éviter, mais un mouvement continu dans lequel la lecture du terrain est une des clés.

« Il faut arriver à se détacher des obstacles devant les pieds et réussir à scanner le parcours jusqu’à une dizaine ou quinzaine de mètres pour anticiper. Chez Arc’teryx on a la chance d’avoir des semelles vibram et de mettre un accent sur le grip pour avoir confiance en ses appuis », développe Martin Kern

La chaussure joue évidemment son rôle dans cette relation au terrain. La Sylan 2, proposée par Arc’teryx dans une édition limitée créée pour cette semaine à

Chamonix, est pensée pour courir à grande vitesse sur des terrains techniques. Sentir qu’elle accroche. Qu’elle reste stable. Qu’elle permet de relancer.

Puis ne plus y penser, pour pouvoir lâcher prise.

Une présence qui dépasse la course

Arc’teryx ne cherche pas seulement à occuper une place dans le calendrier du trail. La marque investit un territoire qui lui est familier : celui de la montagne. Et une expertise qui n’est plus à démontrer.

Elle développe une approche de la performance qui ne s’arrête pas au produit ni au résultat, mais qui s’intéresse à tout ce qui permet au coureur d’atteindre cet état de confiance.

Car la performance se trouve à la croisée de tous ces éléments : faire confiance à ses appuis, avoir cette capacité à lire un tracé, accepter les imprévus, trouver le plaisir de courir sans avoir besoin de tout contrôler.

C’est là le fil conducteur de la présence d’Arc’teryx à Chamonix : préparer suffisamment pour pouvoir ensuite lâcher prise.

Parce qu’une fois que le matériel, la préparation et l’expertise ont fait leur travail, le plus beau signe de réussite est peut-être qu’on n’y pense plus. Il ne reste alors que le terrain, le mouvement et cette sensation recherchée par tous les coureurs : être exactement là où ils doivent être.

Un épisode en collaboration avec Arc’teryx.

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