Vous sous-exploitez votre montre connectée : comment utiliser tout son potentiel ? Avec Xavier Thévenard et Marianne Hogan

La nouvelle montre Garmin fēnix 9 : ce qui change vraiment pour les traileurs

En une dizaine d’années, la montre connectée est devenue un incontournable pour les coureurs. D’abord utilisée pour mesurer la distance, puis l’allure et la fréquence cardiaque, elle permet aujourd’hui de planifier ses entraînements, suivre sa récupération ou encore naviguer sur un itinéraire. Les usages ont évolué au fil des technologies.

C’est justement ce que nous avons voulu explorer dans cet épisode enregistré avec Jonathan Metge, Lead Product Manager chez Garmin, Marianne Hogan et Xavier Thévenard : que changent réellement ces nouvelles technologies dans la pratique du trail ?

Aujourd’hui, la montre connectée est devenue bien plus qu’un outil pour mesurer une sortie. Elle accompagne le coureur avant, pendant et après l’effort.

Pour Jonathan Metge, Lead Product Manager chez Garmin, cette évolution tient notamment au fait que les montres sont désormais portées en permanence. « À partir du moment où les gens ont commencé à porter la montre tous les jours, c'est devenu assez intéressant pour recueillir des données sur le long terme et donc développer une analyse beaucoup plus précise. »

C’est particulièrement vrai en trail. Une sortie ne se résume plus à une distance associée à un dénivelé. La montre peut maintenant mettre en perspective l’effort avec le sommeil, la récupération, la fréquence cardiaque ou la charge d’entraînement.

La fēnix 9 poursuit précisément cette évolution.

Plus fine, plus légère, toujours aussi robuste

La première évolution est visuelle.

Le design de la fēnix 9 est fin, 12 % de plus que la version précédente. Ce qui permet de maintenir une légèreté malgré un boîtier entièrement en titane. Car Garmin fait le choix de matériaux nobles, pour un produit premium ; et celui de la robustesse, pour durer dans le temps.

C’est d’ailleurs l’une des forces historiques de la fēnix. Jonathan … rappelle que la première fēnix, lancée en 2012, est encore utilisée par environ 3 000 personnes dans le monde.

La fēnix n’est pas pensée comme un produit de consommation que l’on remplace tous les ans.

Mieux gérer son effort sur les longues distances

C’est probablement la nouveauté la plus intéressante pour les traileurs.

La fēnix 9 améliore les fonctions Stamina, destinées à donner une meilleure vision des ressources disponibles pendant l’effort.

Et sur un ultra, cette approche est particulièrement pertinente.

Sur un 10 km, on raisonne facilement en allure. Sur 100 kilomètres, la question devient plutôt : combien de temps vais-je encore tenir à cette intensité ?

Jonathan le vulgarise ainsi : « Stamina, c'est le niveau d'endurance en temps réel. C'est un peu comme le réservoir de votre voiture : plus vous roulez, plus vous consommez de l'énergie. De la même manière, la montre va afficher votre consommation en temps réel, en kilomètres - il reste 40 kilomètres d'autonomie par exemple - ou elle peut l'afficher en temps. »

L’objectif n’est donc plus seulement de mesurer ce que l’on fait, mais d’aider à comprendre ce que l’on peut encore faire.

Cela rejoint d’ailleurs les réflexions de Xavier Thévenard sur la variabilité de fréquence cardiaque, sujet sur lequel il s’est très tôt penché. « La variabilité de la fréquence cardiaque, c'est une donnée que j'aime bien regarder sur du long terme. Ça m’intéressait avant même que ça soit démocratisé sur les montres. Maintenant, c’est devenu facile d'accès. »

Et les données ne servent pas uniquement à gérer la course.

Marianne Hogan explique utiliser aussi la variabilité de fréquence cardiaque en lien avec son cycle menstruel. « Je trouve que ça m'aide beaucoup à comprendre aussi où j'en suis au niveau de ma fatigue. »

La montre devient un véritable outil de connaissance de soi.

Une cartographie beaucoup plus rapide

C’est une amélioration qui peut sembler technique mais qui, en montagne, devient très concrète.

Garmin a changé le processeur de la fēnix 9 pour accélérer notamment la lecture des traces, l’affichage des cartes et le calcul des itinéraires. La marque annonce jusqu’à 30 % de gain de vitesse.

C’est un point important parce qu’en trail, la navigation se fait souvent dans l’urgence.

Une bifurcation. Un doute. Il suffit alors d’un coup d’œil à la montre, d’un zoom sur la carte et on repart dans la bonne direction.

Garmin travaille également sur une cartographie capable d’anticiper, de calculer des itinéraires en fonction des chemins présents sur la carte.

Pour les traileurs, c’est probablement l’une des améliorations les plus tangibles de cette nouvelle génération.

La sécurité monte d’un cran

C’est un sujet de plus en plus central dans la pratique de la course à pied en général et notamment du trail.

La pratique du trail s’est démocratisée et attire de nombreux coureurs qui découvrent la montagne. Une évolution positive, mais qui pose aussi la question de la sécurité.

Et sur ce sujet, Garmin a décidé de faire sa part. La fēnix 9 Pro ajoute la connectivité satellite avec inReach.

Garmin distingue plusieurs niveaux de sécurité : le LiveTrack pour partager sa position avec ses proches, la demande d’assistance en cas de problème, et enfin le SOS via inReach, qui permet de contacter un service professionnel capable de coordonner les secours.

Une montre ne remplace ni la connaissance de la montagne, ni la capacité à renoncer quand c’est nécessaire. Mais elle offre une solution supplémentaire lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Cette fonction ne concerne d’ailleurs pas uniquement les sorties en pleine nature. Marianne Hogan le souligne très bien : « Je pense qu’avoir quelqu'un qui peut être toujours notifié de là où je suis, ça peut être super rassurant pour mes proches comme pour moi. »

Rappelons que 92 % des femmes déclarent ne pas se sentir en sécurité ou éprouver de l'appréhension lorsqu'elles courent (d’après une étude menée par Adidas). Sur ce point, le LiveTrack peut donc apporter une forme de tranquillité supplémentaire, que ce soit lorsque l’on court seule en montagne, mais aussi en ville, tôt le matin ou le soir en hiver.

Finalement, il y a quelques années, une montre connectée répondait surtout à une question : « Qu’est-ce que je viens de faire ? »

Aujourd’hui, elle cherche aussi à répondre à d’autres questions :
« Dans quel état suis-je ? »
« Combien de temps vais-je encore tenir ? »
« Par où dois-je passer ? »

C’est probablement ça, le vrai changement de la fēnix 9 : une montre qui prend une place de plus en plus importante dans tout ce qui entoure la course.

Et en trail, où la performance se joue autant dans la gestion de l’effort que dans la navigation, la récupération et la sécurité, c’est loin d’être anecdotique.



Un épisode en collaboration avec Garmin.



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