Courir pour aller mieux… ou pour ne plus ressentir ?
On pense souvent que le sport est une solution. Un moyen de se dépasser, de se canaliser, d’aller mieux.
Mais parfois, ce qu’on prend pour une solution
peut aussi devenir une fuite.
Parce qu’au fond, le sport peut nous rapprocher de nous-mêmes mais aussi nous en éloigner.
Jean-Baptiste en a fait l’expérience.
Lui, c’était un étudiant comme il en existe des millions.
Entouré, Avec une vie simple.
Puis, à un moment, tout commence à se fissurer.
Et peu à peu, le sport prend une place différente.
Plus intense, Plus nécessaire. Presque indispensable.
Mais derrière cette quête de progression, est-ce qu’on se reconstruit vraiment ? Ou est-ce qu’on apprend simplement à fuir autrement ?
« Je voulais souffrir » : comment le triathlon a failli devenir une fuite
On imagine souvent le sport comme une solution : un moyen de se dépasser, de reprendre confiance, d’aller mieux.
Mais parfois, ce qui nous sauve peut aussi finir par nous abîmer.
À 20 ans, Jean-Baptiste voit toute sa vie s’effondrer : arrêt du rugby, rupture amoureuse, isolement, dépression. Lui qui rêvait de devenir joueur professionnel se retrouve sans repère, enfermé dans une spirale où les journées se ressemblent toutes.
« Je me suis retrouvé seul, sans raison d’être. »
Après plusieurs mois à sombrer, il part sur un coup de tête en Australie. Là-bas, il recommence doucement à avancer. Puis, quelques années plus tard, alors qu’il travaille dans une grande agence parisienne, il découvre par hasard une vidéo de Half Ironman.
Le choc est immédiat. Sans jamais avoir réellement nagé, roulé ou couru, il s’inscrit à son premier triathlon longue distance.
Très vite, le sport prend toute la place :
Les entraînements s’enchaînent.
Les performances explosent.
Et surtout, Jean-Baptiste retrouve une sensation qu’il pensait perdue : le contrôle.
« Dans le triathlon, j’avais l’impression que le travail payait toujours. »
👉🏼 Mais derrière cette quête de performance, quelque chose se joue aussi mentalement. Après une nouvelle rupture, le triathlon devient plus qu’une passion : une échappatoire.
Il s’entraîne tous les jours, sort moins, dort moins, veut toujours faire plus… Jusqu’à basculer dans une forme d’obsession.
« Je voulais être capable d’endurer plus que les autres. »
Pendant des mois, il pousse son corps à l’extrême. Qualification aux championnats du monde, réseaux sociaux qui explosent, reconnaissance… Tout semble fonctionner.
Puis son corps lâche :
Vertiges.
Fatigue permanente.
Palpitations.
Troubles du sommeil.
👉🏼 Le diagnostic tombe : syndrome de surentraînement sévère.
« Mentalement, j’étais capable de continuer. Mais physiquement, mon corps avait déjà dit stop. »
Cette période change totalement sa vision de la performance. Aujourd’hui, Jean-Baptiste continue le triathlon, mais avec une approche différente.
Parce qu’il a compris une chose essentielle :
« S’entraîner, c’est facile. Maîtriser tout le reste, c’est beaucoup plus dur. »
Le sommeil.
Le stress.
Les proches.
L’équilibre de vie.
Autant de choses qu’il considérait autrefois comme secondaires, mais qui sont finalement devenues indispensables pour durer.
Car son histoire rappelle une vérité souvent oubliée dans les sports d’endurance : Le mental peut emmener très loin : parfois même plus loin que ce que le corps peut supporter.
On pense souvent que le sport est une solution. Un moyen de se dépasser, de se canaliser, d’aller mieux.
Mais parfois, ce qu’on prend pour une solution
peut aussi devenir une fuite.
Parce qu’au fond, le sport peut nous rapprocher de nous-mêmes mais aussi nous en éloigner.
Jean-Baptiste en a fait l’expérience.
Lui, c’était un étudiant comme il en existe des millions.
Entouré, Avec une vie simple.
Puis, à un moment, tout commence à se fissurer.
Et peu à peu, le sport prend une place différente.
Plus intense, Plus nécessaire. Presque indispensable.
Mais derrière cette quête de progression, est-ce qu’on se reconstruit vraiment ? Ou est-ce qu’on apprend simplement à fuir autrement ?