Marathon de Bordeaux : sept ans après, la distance reine fait son grand retour

Crédit : A.S.O. / Corentin Baudry

Il avait disparu depuis 2019 mais cette année, le marathon revient dans les rues de Bordeaux. Le dimanche 8 novembre 2026, les coureurs retrouveront les 42,195 km dans la capitale girondine, avec un parcours entièrement renouvelé, tracé sur les deux rives de la Garonne. Porté par une nouvelle organisation, l'événement entend franchir un cap et ambitionne de s'installer parmi les grands rendez-vous du running français.

Ce retour ne se fera pas à l'identique. Pour cette édition 2026, le Marathon de Bordeaux AG2R LA MONDIALE change de dimension. Nouveau parcours, nouvelle organisation et trois distances au programme : 10 km, semi-marathon, marathon.

Avec environ 34 000 coureurs attendus sur l'ensemble des épreuves, la ville s'apprête à vivre au rythme de la performance le temps d’un week-end.

Sept ans pour relancer la machine

La dernière édition du marathon bordelais remonte à 2019. À l'époque, la course se disputait de nuit et son histoire mouvementée n’a pas permis de la pérenniser. Créé en 2015, l'événement n'avait finalement pas été reconduit après cinq éditions, dans un contexte marqué par des difficultés d'organisation, une mobilisation complexe des bénévoles et le mouvement des Gilets jaunes.

Mais l'idée d'un grand rendez-vous running à Bordeaux n'a jamais complètement disparu.

Progressivement, le Stade Bordelais Athlétisme a reconstruit l'événement autour de distances plus courtes. Le 10 km, déjà bien installé dans le calendrier national, a été rejoint par un semi-marathon en 2023. En 2025, les deux courses ont rassemblé près de 24 000 participants au départ, confirmant le potentiel de l'événement.

Cette montée en puissance a ouvert la voie au retour du marathon.

Pour cette nouvelle étape, le Stade Bordelais Athlétisme s'associe à Amaury Sport Organisation (A.S.O.), acteur majeur de l'organisation de courses en France. AG2R LA MONDIALE devient de son côté partenaire titre, avec un engagement prévu sur trois éditions, de 2026 à 2028. 

Le projet dépasse donc une simple réintroduction de la distance reine. Il s'agit de construire un événement bâti sur des fondations solides.

Crédit : A.S.O. / Corentin Baudry

Un parcours inédit sur les deux rives de la Garonne

Pour ce retour du marathon, le parcours ne reprend pas l'ancien tracé nocturne. Les coureurs traverseront les deux rives de la Garonne, et suivront un tracé varié.

Et c’est là une caractéristique qui devrait séduire les participants. A la différence de nombreux marathons urbains, lui ne sera pas construit autour de deux boucles identiques. Mentalement, ça n’est pas un détail. Les changements de rive et de quartiers rythment les 42,195 km souvent propices à la monotonie.

Le départ sera donné cours de Verdun, à proximité du Jardin public. Les premiers kilomètres emmèneront les participants dans le cœur historique de Bordeaux, avant de remonter vers les Chartrons et Bacalan.

Le parcours passera notamment à proximité de la Cité du Vin, avant une première traversée de la Garonne par le pont Jacques Chaban-Delmas. 

La suite du parcours emmènera les coureurs vers le sud, en direction de Floirac avant un retour vers les quais. Les derniers kilomètres longeront la Garonne au rythme des acclamations des supporters, avant de rejoindre l'arrivée, place de la Bourse, face au célèbre miroir d'eau.

87 mètres de dénivelé positif : un parcours taillé pour les chronos

Le 10 km et le semi-marathon avaient déjà la réputation d’être rapides, le marathon ne devrait pas déroger à la règle. 

La trace du parcours affiche environ 87 mètres de dénivelé positif et 95 mètres de dénivelé négatif. Un profil particulièrement plat, qui correspond à la volonté de l'organisation de proposer un marathon propice à la performance. Il se rapproche des marathons les plus roulants de France comme celui du lac d’Annecy ou de Saumur.

Le tracé de Bordeaux se distingue par de longues portions sur les quais et de grandes lignes droites, qui pourraient permettre aux coureurs de trouver leur allure et de la maintenir sur la durée.

Le seul léger dénivelé se situe au début du parcours, vers le 6e kilomètre, quand les corps sont encore peu éprouvés. 

L'organisation mise en tout cas sur ce potentiel chronométrique, en optimisant tous les paramètres. 

  • Des meneurs d'allure seront présents pour accompagner les coureurs sur plusieurs objectifs, toutes les 15 minutes, de 3h à 4h30. 

  • 8 sas de départ organisés par niveau, avec des horaires décalés permettront de fluidifier le départ. 

  • Les ravitaillements seront proposés tous les 5 km.

De quoi permettre aux marathoniens de vivre leur course le plus sereinement possible.

Trois distances pour faire de Bordeaux une fête

Le retour du marathon ne doit pas faire oublier les deux autres épreuves qui lui succèdent dans la première partie de journée.

  • Le marathon (42,195 km), avec un départ à 8h.

  • Le semi-marathon (21,097 km), avec un départ à 10h.

  • Le 10 km des Quais, avec un départ à 13h15.

Le semi-marathon conserve son parcours de l’édition précédente, quand le 10 km assoit sa notoriété. Ce dernier bénéficie notamment du label FFA Route Or, une distinction qui témoigne de la qualité de son mesurage et de son organisation. Parmi les meilleurs Français seront au départ avec notamment Etienne Daguinos, Javote Gueret, Mehdi Frere ou encore Méline Rollin.

Au-delà de cette édition 2026, le retour de la distance reine pose une question plus large : Bordeaux peut-elle devenir l’un des grands rendez-vous du calendrier français ?

La ville possède plusieurs atouts pour y parvenir. Son patrimoine architectural, ses quais aménagés et sa culture de la course à pied. Mais le véritable enjeu sera de transformer ce retour en rendez-vous durable.

Le 8 novembre, Bordeaux ne retrouvera donc pas simplement une course disparue depuis sept ans. La ville ouvrira un nouveau chapitre qui, manifestement, ne devrait pas se refermer de sitôt.

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