Bandol Classic : et si c'était la plus belle course de France ?
Et si la meilleure façon de découvrir Bandol était de la traverser en courant ?
À l'occasion de la Bandol Classic, Cléo est partie explorer cette petite ville du Var, entre port, collines et vignobles.
Plus qu'une simple course, c'est une destination running qui se dévoile, portée par une ambiance et un art de vivre qui donnent envie de revenir.
Alors, Bandol est-elle la plus belle ville de France pour un coureur ?
Réponse ici.
Ce programme est rendu possible grâce à SNCF Connect, l'application qui vous accompagne dès la première étape : la décision de partir.
Une ville où le sport fait partie du quotidien
Avec ses 8 000 habitants, Bandol est surtout connue pour son port, ses plages et ses vignobles. La ville s'est créée en 1716 face à la mer, et compte encore aujourd'hui une église dont une chapelle est dédiée aux gens de la mer et l'autre aux gens de la vigne. Tout Bandol tient dans ce partage.
Mais depuis quelques années, la course à pied y prend une place de plus en plus importante.
Yohan en est l'un des artisans. Originaire de Toulon, il a créé Azurace, un run club qui rassemble aujourd'hui une centaine de coureurs à chaque sortie.
L'ambiance est à l'image de la région.
« Ici, les run clubs sont un peu plus bière que matcha », lance-t-il en souriant, non sans taquiner les run clubs parisiens.
L'objectif est surtout de partager un moment ensemble. Les sorties sont encadrées, accessibles à tous, et permettent notamment aux femmes de courir dans de bonnes conditions, à n'importe quelle heure.
À Bandol, on court autant pour découvrir les paysages que pour retrouver les autres.
Une course qui ressemble à Bandol
La Bandol Classic est née presque par hasard.
Jean-Joël courait ce parcours presque tous les jours lorsqu'il a imaginé en faire une course. Trente ans plus tard, elle est devenue un rendez-vous incontournable du début d'été.
Le départ est donné à 19 heures.
Il fait encore chaud. Très vite, le parcours quitte le front de mer pour rejoindre les collines.
Au programme : 11,5 kilomètres entre route, chemins, vignes et pinèdes.
Ici, on ne vient pas chercher un record personnel.
Les portions sont parfois étroites, les montées cassent le rythme et il arrive même que les coureurs s'arrêtent quelques secondes, simplement pour admirer la vue.
Depuis les hauteurs de Rostagnon, la Méditerranée s'étend jusqu'au massif de la Sainte-Baume.
Puis vient la descente vers la plage de Renécros, la traversée du sable, avant un dernier tour du port sous les encouragements des habitants.
Cléo, journaliste chez Dans la Tête d'un Coureur, n'avait pas couru depuis trois semaines.
« C'est la course où j'ai le plus souffert… mais aussi celle où je me suis le moins préoccupée de mon chrono. »
Et c'est probablement ce qui résume le mieux l'esprit de la Bandol Classic.
“À la recherche de la plus belle course de France” x dltdc
Une ville qui prend son temps
Le lendemain de la course, Bandol révèle une autre facette.
Depuis le port, les pointus (ces bateaux traditionnels méditerranéens) rappellent que la mer rythme toujours la vie locale.
« La mer change tous les jours, et Bandol change avec elle », raconte Jean-Frédéric.
Quelques kilomètres plus loin, dans les vignes, le temps semble ralentir encore davantage.
Entre les domaines viticoles, les oliviers et les collines, on comprend rapidement que Bandol ne se résume pas à son front de mer.
Ici, tout invite à prolonger le séjour.
Alors, la plus belle course de France ?
Comme souvent sur la Côte d'Azur, le principal frein reste le budget. En pleine saison, il faut anticiper son train et son hébergement pour profiter pleinement du week-end.
Mais une fois sur place, Bandol offre bien plus qu'une course.
On vient pour courir.
On repart avec l'envie d'y revenir.
Cléo lui attribue 8,5/10, la meilleure note de cette série jusqu'à présent, notamment grâce à une ambiance que peu d'événements parviennent à égaler.
Au fond, la Bandol Classic n'est peut-être pas la plus belle course de France parce que son parcours est le plus spectaculaire.
Elle l'est peut-être parce qu'elle donne envie de rester une fois la ligne d'arrivée franchie.