Arthur Joyeux-Bouillon au Marathon de Paris : Pourquoi les traileurs passent sur route ?
Courir 170 km en montagne… et s’aligner sur un marathon.
Sur le papier, ça peut sembler paradoxal.
Dans les faits, c’est tout sauf un hasard.
À quelques jours du Marathon de Paris, Arthur Joyeux-Bouillon, habitué des ultras et des sommets, fait un choix surprenant : revenir sur l’asphalte.
« J’ai l’impression de revenir 12 ans en arrière. Comme si je recommençais. »
Revenir à quelque chose de plus simple. Plus brut. Plus exigeant aussi, d’une certaine manière.
Alors pourquoi un ultra-traileur décide-t-il de courir 42,195 km sur route ?
Revenir à la base : courir, simplement
En trail, chaque pas est une décision… sur route, il n’y a plus rien à cacher.
Pas de relance technique.
Pas de descente pour compenser.
Juste une foulée. Et le temps qui passe.
« Sur le plat, j’ai dû réapprendre. Au début, mes mollets étaient du bois. »
Le marathon devient alors un révélateur : de ce qu’on maîtrise… et de ce qu’on a laissé de côté.
De la montagne à la vitesse : le corps ne ment pas !
Longtemps, le trail s’est construit sur la résistance, mais aujourd’hui il bascule vers la vitesse.
« Sur un ultra, il y a l’équivalent d’un marathon de route. Donc autant préparer le corps à ça. »
Courir plus, plus longtemps, plus vite… et même en montagne. Et pour ça, il faut changer d’approche ! Ce qui surprend Arthur, ce n’est pas le cardio : c’est le muscle.
« Jusqu’au 30e, ça va. Et puis toute la chaîne postérieure tire. »
Sur route, l’impact est constant, la foulée répétitive, et l’effort est implacable. C’est un autre type de fatigue, qui est plus sourde et plus profonde.
Chercher autre chose que la performance pour devenir un coureur complet
Ce marathon, ce n’est pas une quête de chrono.
C’est une manière de bousculer le corps, de sortir des habitudes … et de créer du stress.
« Si tu fais toujours la même chose, ton corps s’adapte… et tu stagnes. »
Alors on change, on ajuste, on mélange, on explore, pour devenir un coureur complet.
Le trail évolue et les profils aussi : aujourd’hui, il ne suffit plus d’être endurant, il faut aussi être rapide, économique et polyvalent !
« On se rapproche des autres sports : il faut être bon partout. »
Pour Arthur Joyeux-Bouillon, le marathon n’est pas une parenthèse : c’est un détour pour mieux revenir !
En collaboration avec Shokz
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À Annecy, le Français a surtout donné l'impression d'avoir franchi un cap. Derrière cette victoire se cache une préparation minutieuse, une stratégie parfaitement exécutée et une nouvelle maturité dans son approche de la performance.
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