Blandine L’Hirondel : courir pour se reconnecter au vivant
Quand le printemps s’installe, la biodiversité s’éveille. Les sentiers retrouvent leurs couleurs, et les traileurs l’envie de repartir explorer la nature. La double championne du monde de trail, Blandine L’Hirondel, profite de ses escapades pour prendre le temps de la contemplation : « On est souvent concentrés sur notre effort, sur la montre, sur notre pacing de course mais il faut aussi prendre le temps, parfois, de lever les yeux et de regarder ce qui se passe autour ».
Cette saison est celle où la nature se régénère. Les arbres se parent de bourgeons, accueillent les oiseaux pour constituer leurs nids, les fleurs apparaissent et attirent les insectes pollinisateurs. Il s’agit d’une période charnière, qui rappelle que les espaces de pratique sont avant tout des espaces de vie. Le trail ne consiste pas seulement à enchaîner les kilomètres ou à apprivoiser le relief, il interagit avec un territoire qui abrite une grande biodiversité.
Courir en conscience
Courir dans la nature suppose de prendre en considération la vulnérabilité des espaces traversés. La fréquentation croissante des espaces naturels n’est pas sans effet sur les écosystèmes : érosion des sentiers, dérangement de la faune… Blandine L’Hirondel le rappelle : « Près de 40% des pollinisateurs sont aujourd’hui menacés. Quand on court en nature, on oublie parfois à quel point les écosystèmes sont fragiles ». De l’abeille au papillon, en passant par le bourdon, ces espèces jouent un rôle fondamental dans la reproduction des plantes et dans l’équilibre des milieux naturels.
La vainqueure de la Diagonale des Fous tient, à travers sa notoriété, à sensibiliser à cette biodiversité fragile. Si le trail est en pleine expansion, cet engouement ne doit pas se faire au détriment des espaces qu’il traverse. Pour Blandine L’Hirondel, un pas juste peut compter autant qu’un pas rapide.
Pratiquer la cohabitation
Le trail et la biodiversité ne sont pas incompatibles mais leur rencontre suppose une cohabitation organisée. « Sport et biodiversité : il ne faut pas les confronter. Il faut essayer de trouver une façon de les concilier », résume Blandine L’Hirondel.
Pour agir à son échelle, la championne s’est entretenue avec à l’association Les Cols Verts, qui œuvre à faire changer d’échelle l’Agriculture Urbaine et favoriser la transition alimentaire des territoires. A leurs côtés, la traileuse a notamment appris à fabriquer des refuges pour abeilles sauvages. Une initiative que Blandine L'Hirondel a partagée avec les participants du Salomon EcoTrail Paris, les 21 et 22 mars derniers.
L’engagement des athlètes incite également les organisateurs à faire leur part. Parmi les solutions de plus en plus adoptées, la modification des itinéraires pour ne pas déranger la faune et éviter certaines zones sensibles se démocratise, tout comme l’adaptation des horaires et la volonté de limiter les pratiques nocturnes. La cohabitation est possible, si elle est pensée et organisée.
Le sport comme levier de sensibilisation
La pratique des sports outdoor permet aux adeptes d’être au contact d’une nature qu’ils affectionnent. Car on protège toujours mieux ce que l’on connaît et ce que l’on aime : à ce titre, le sport outdoor peut devenir un véritable levier de sensibilisation à la préservation du vivant. Blandine L’Hirondel en est persuadée : « Le sport peut aider, d’une certaine manière, à la préservation de la nature. Parce que plus on passe du temps dans la nature, plus on se rend compte des impacts et ça donne une conscience ».
Certains acteurs du monde du sport agissent en ce sens, en devenant des alliés du vivant aujourd’hui, pour préserver les terrains de pratique de demain. A travers ses athlètes ambassadeurs comme Blandine L’Hirondel, MAIF inscrit son engagement au rythme des 4 saisons. Car chacune d’elles rappelle que les enjeux environnementaux ne sont pas extérieurs au sport : ils s’inscrivent pleinement dans le calendrier sportif. Cet été, la ressource en eau sera au cœur des questionnements dans la pratique sportive.
En collaboration avec MAIF SPORT PLANÈTE
En course à pied, on parle beaucoup de VO₂max, de seuil, de charge d'entraînement. Beaucoup moins de ce qui pilote tout ça : le cerveau.
Parce qu'en course, ce n'est pas seulement votre capacité physique qui limite votre performance, c'est la manière dont votre cerveau perçoit, régule et tolère l'effort.
Une régulation qui repose sur un équilibre sensible, que l'on perturbe souvent sans s'en rendre compte par un simple déficit hydrique. Parfois si faible qu'il passe inaperçu, mais suffisant pour altérer la lucidité et la perception de l'effort.