Pourquoi le goût est devenu un enjeu de performance

Pendant longtemps, la nutrition sportive n'avait qu'une mission : apporter de l'énergie, le goût passant au second plan. Aujourd'hui, sur les ultras, le plaisir de manger est devenu un facteur de performance à part entière, une évolution qui explique aussi pourquoi Andros  s'est lancé dans la nutrition sportive et s'est entouré d'athlètes de haut-niveau comme Germain Grangier.

Quand réussir à manger devient plus dur que courir

Pendant longtemps, la nutrition sportive se résumait à une équation : plus un produit apportait de glucides, plus il était considéré comme performant. Le goût, la texture ou le plaisir de le consommer passaient au second plan.

Sur un trail, cette logique ne tient plus.

Après plusieurs heures d'effort, le véritable défi n'est plus seulement de courir. C'est de continuer à s'alimenter alors que l'appétit disparaît, que le système digestif sature et que les saveurs deviennent écœurantes. Pourtant, les besoins énergétiques, eux, restent les mêmes.

Pour Germain Grangier, c'est précisément là que se joue une partie de la performance : « À partir d'un certain temps d'effort, le plus dur n'est plus de courir, c'est de réussir à manger. »

Lorsqu'un athlète n'arrive plus à s'alimenter, ses apports en glucides diminuent. Puis viennent la baisse d'énergie, la perte de lucidité et l'incapacité à maintenir son allure au moment où la course se joue.

Le goût n'est donc plus un simple critère de confort. Il devient un véritable levier de performance, car il permet de tenir sa stratégie nutritionnelle jusqu'à la ligne d'arrivée.

C'est une évolution que résume parfaitement Germain Grangier : « On ne mange pas un tableau nutritionnel. On mange un produit. »

Une phrase simple, mais qui traduit un changement profond dans la manière de concevoir la nutrition sportive. Aujourd'hui, un produit n'est plus seulement évalué pour sa composition nutritionnelle. Il l'est aussi pour sa capacité à donner envie d'être consommé après cinq, dix ou quinze heures d'effort.

Le pari d'une marque de fruit

C'est cette conviction qui a poussé Andros là où on ne l'attendait pas. Après des décennies passées autour du fruit, la marque a vu dans la nutrition sportive une continuité plutôt qu'un virage.

L'idée n'était pas de refaire ce qui existait déjà, mais de miser sur ce que le fruit sait faire naturellement : apporter des glucides et des micronutriments, mais surtout offrir une variété de goûts et de textures capable de repousser l'écœurement des longues épreuves. Pour Arnaud Rapp, directeur générale de Andros Nutrition, l'enjeu n'est pas seulement de nourrir le sportif. C'est de lui donner envie de continuer à manger quand son corps commence à dire non.

Restait à construire la gamme sans tomber dans le produit de laboratoire. Andros ne cherchait pas un ambassadeur, mais un athlète capable de malmener ses recettes, et Germain Grangier s'est imposé pour ça. Ingénieur de formation, l'ultra-traileur dissèque ses entraînements, teste ses protocoles, s'attarde sur les détails que d'autres négligent.

Son rôle est allé bien plus loin que poser avec un sachet : avec les équipes R&D, il a goûté, jugé la digestibilité, la texture, la praticité en course, renvoyé des retours de terrain, et chaque correction est repartie en test. Une manière de rappeler que les meilleurs produits ne se conçoivent plus seulement en labo, ils se façonnent au contact de ceux qui les avalent dans les pires conditions.

Ce que le goût dit de la nutrition de demain

Longtemps, les marques ont communiqué sur les grammes de glucides et la vitesse d'assimilation. Ces données restent essentielles, mais elles ne suffisent plus. La performance passe désormais par des critères qu'on jugeait secondaires : le plaisir, la naturalité, la variété des saveurs, la capacité à faire passer une bouchée après des heures d'effort sans saturer.

Autrement dit, la meilleure stratégie nutritionnelle n'est pas celle qui semble parfaite sur le papier. C'est celle que le coureur parvient à tenir jusqu'au bout. Et à mesure que le niveau monte et que les écarts entre les meilleurs se resserrent, ce genre de détail finit par faire la course. Il était sans doute logique que le goût, si longtemps relégué au rang d'accessoire, devienne à son tour un facteur de performance.

🎧 Retrouvez l'intégralité de l'échange avec Germain Grangier et Arnaud Rapp dans le dernier épisode de Dans la Tête d'un Coureur.

En partenariat avec Andros Nutrition

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